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Le 24 juin prochain, le forum international « Classe Export » permettra aux entreprises françaises tentées par l’international de rencontrer à Paris l’ensemble des acteurs français de l’aide à l’export(1). Une initiative qui prend place dans un contexte de réorganisation et de rationalisation du dispositif public d’accompagnement à l’international dont le point d’orgue sera la réforme d’Ubifrance. Cette réorganisation doit clarifier le rôles de chacun des (trop ?) nombreux acteurs du dispositif public. Elle doit aussi permettre un meilleur accompagnement à l’international des entreprises innovantes. Car « l’innovation est la clé de l’international. Nos études le montrent : une PME qui exporte est dans 100 % des cas une PME qui a innové dans un service ou dans un produit », estime Dominique Caignart, directeur du réseau Oseo Ile-de-France. |
Les représentants des principaux acteurs du dispositif public d’aide à l’export ont annoncé hier l’organisation du forum international "Classe export" . © Tanguy Cadieu / Naja
Start-up : une assurance-prospection spécifique
En conséquence, Oseo entretient le lien entre innovation et international en étoffant son offre de financements et de garanties à l’export. Ainsi, depuis le début de l’année, la « Garantie des cautions sur marché export » garantit 60 à 70 % des crédits consentis par une banque à une entreprise innovante qui se lance dans l’international. Oseo garantit également à hauteur de 60% le concours des banques à l’investissement des PME à l’étranger. Dans le cadre de la gamme de produits « Mezzanine », Oseo prête également de l’argent « aux entreprises qui souhaitent embaucher en France des salariés pour développer des projets à l’international », précise Dominique Caignart. Sous l’impulsion du gouvernement, qui a annoncé en février une dizaine de mesures pour soutenir les exportations de la France, la Coface, compagnie d’assurance pour le commerce extérieur, est également engagée dans un toilettage de ses services au profit des PME innovantes. Ainsi, les start-up se verront bientôt proposer une assurance-prospection spécifique dont la quotité garantie par la Coface atteindra 80 %.
Trouver 10 000 nouveaux exportateurs
Enfin, les pôles de compétitivité, viviers de PME potentiellement exportatrices, trouveront plus facilement le bon interlocuteur dans le cadre du nouveau dispositif public. Ainsi, Ubifrance, à l’issue de sa réforme, disposera « d’une entrée pour chaque filière professionnelle, et d’une entrée spécifique pour les pôles de compétitivité, avec un interlocuteur qui répondra à leurs attentes particulières en matière de marchés étrangers », explique Christophe Lecourtier, directeur général d’Ubifrance. Plus en amont, la détection des PME à fort potentiel international - mission dévolue au réseau des Chambres de commerce et d’industrie (CCI) -, se fera à l’avenir « par un partenariat plus étroit avec les pôles de compétitivité », assure Georges Fischer, manager réseaux internationaux à la CCI de Paris. Au final, l’enjeu de la réorganisation du dispositif d’aide est de trouver et d’accompagner dans les années qui viennent 10 000 nouvelles entreprises françaises exportatrices.
(1) Ubifrance, la Coface, les chambres de commerce et d’industrie, les missions économiques, Oseo, Europages, les chambres de commerce à l’étranger, Classe Export…
Source : www.innovationlejournal.com |