Il faut dire que la consommation de blé par habitant s’élève à environ 210 kg. Elle est 2.5 fois plus élevée qu’aux Etats-Unis et près de deux fois plus importante que dans les pays de l’Union européenne (UE).
Au cours des 60 dernières années, la consommation mondiale de blé a plus que quadruplé. Le blé dur sert essentiellement à la confection de pâtes alimentaires et de semoule, tandis que le blé tendre permet la fabrication du pain et est employé sous forme de fourrage pour l’alimentation animale. Au total, environ 70% de la production de blé sont destinés à l’alimentation humaine. Près d’un dixième de la production est utilisé dans l’industrie, des cosmétiques au bioéthanol.
La récolte de blé de la campagne 2010-2011 a chuté à 648 millions de tonnes en raison de conditions météorologiques difficiles pendant l’été 2010. La sécheresse qui a sévi en Russie a été déterminante sur le marché mondial : elle a causé un recul d’un tiers de la production locale, obligeant le pays à geler ses exportations. Une crainte de pénurie a ainsi causé une fièvre sur les bourses, avec une hausse des cours de près de 75% sur le seul mois de juillet 2010. Mais l’ampleur des stocks disponibles a évité un emballement comparable à ce qui s’était produit entre juin 2007 et mars 2008, où les cours à Chicago avaient frôlé les 1.300 US cents le boisseau.
En effet, des récoltes exceptionnelles en 2009 et 2010, à plus de 680 millions de tonnes, avaient permis de gonfler les stocks mondiaux à près de 200 millions de tonnes de blé. A la fin d’une dernière campagne en déficit, ils restaient donc élevés, à 192 millions de tonnes, selon l’USDA. Sur les 9 premiers mois de 2011, les cours ont fluctué entre 580 et 870 cents le boisseau.
Dans le monde, le blé est, après le riz, l’une des bases de l’alimentation humaine, ce qui en fait une culture stratégique en termes de sécurité alimentaire. Il a des besoins en eau supérieurs au maïs (environ 590 litres pour 1 kg de blé), mais pas à la même période de l’année, ce qui le rend moins dépendant à un apport supplémentaire en eau. On compte environ 20.000 variétés de blé, qui sont adaptées à des climats et des sols différents, et plus ou moins résistantes à certaines maladies ou parasites. Sa culture est donc rentable dans des zones géographiques très variées. Les rendements ont été multipliés par 4 en 50 ans avec la généralisation des engrais et de l’automatisation, à plus de 4 tonnes par hectare en moyenne (avec d’importants écarts selon les régions). Ils semblent aujourd’hui stabilisés, du moins dans les pays industrialisés. Ces décennies de culture intensive posent toutefois le problème de l’épuisement des sols.
Les progrès techniques et génétiques ont considérablement amélioré les rendements. Ainsi, en France, ils ont été multipliés par 7 entre le début des années 1950 et le début des années 2000 et stagnent depuis. La Chine est devenue en quelques décennies un producteur majeur de blé, se plaçant juste après l’Union européenne.
Cependant, les chiffres de la production mondiale 2010-2011 font état de 648,19 millions de tonnes, dont UE détient 21%, la Chine 18%, l’Inde 12%, les Etats-Unis 9% et la Russie : 6%.
La consommation mondiale 2010-2011 a été de 655,31 millions de tonnes. L’ UE vient en tête avec 19% du total, la Chine 17%, l’Inde 12%, la Russie 6% et les Etats-Unis avec 5%. Les stocks de fin de campagne 2010-2011 étaient de 191,74 millions de tonnes. Les principaux pays exportateurs pour la même saison sont les Etats-Unis, l’UE, l’Australie et le Canada.
Source : www.lemidi-dz.com
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