Mise au point à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) d’Angers, ses concepteurs et producteurs voient en cette pomme une véritable innovation pour le secteur arboricole français, confronté depuis plusieurs années à une sévère concurrence sur les marchés nationaux et internationaux. Provoquée par un champignon, la tavelure se caractérise sur les fruits par des taches brunes et des crevasses qui rendent souvent leur commercialisation impossible.
Pour mettre au point Ariane, les chercheurs de l’Inra ont repris à leur compte des travaux engagés en 1943 par des scientifiques américains qui avaient remarqué qu’une espèce sauvage de pommes, Malus fluribunda, petite et immangeable, résistait naturellement à la tavelure.
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Après plus de trente années de croisements et de sélections, l’Inra d’Angers réalisa en 1979, sous la conduite d’Yves Lespinasse, l’hybride final, une pomme de couleur rouge et verte, porteuse du gène Vf, résistant aux races communes de tavelures. Mais il faudra encore attendre une dizaine d’années de tests en pépinière et en vergers pour mesurer son adaptation aux différents terroirs français et faire valider la variété. |
Au-delà de ses qualités écologiques, Ariane présente un beau potentiel gustatif : elle est à la fois acidulée, ferme et croquante. Avec une estimation de production de 3.800 tonnes cette année, l’arrivée d’Ariane ne va pas bousculer le paysage arboricole français qui, sur 47.600 ha, produit 1,6 million de tonnes de pommes. A la fin de l’hiver, 500 hectares d’Ariane représentant un potentiel de 25.000 tonnes, auront été plantés en France dont la grande majorité dans le Val de Loire et le Sud-Ouest. 40% de sa production devrait s’écouler à l’étranger principalement en Allemagne, au Benelux et en Angleterre.
Source : www.agrisalon.com |