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Le nouvel accord permet à l’ensemble des produits agricoles et de pêche égyptiens de pénétrer les marchés européens sans taxes douanières ni quotas, à l’exception de 11 produits. Ainsi, pour l’ail et les fraises ont été établis des quotas de 4 000 et 10 000 tonnes respectivement. Pour d’autres fruits et légumes dits sensibles pour le commerce avec l’UE, tels que le tomate, le concombre, la courgette, l’artichaut ou le raisin, certaines restrictions sont maintenues, notamment en ce qui concerne le calendrier des exportations. Par exemple, le raisin peut entrer dans les marchés européens seulement jusqu’à mi-juillet (l’Espagne commence sa production à ce moment) alors que la saison en Égypte se poursuit jusqu’à la fin octobre généralement. En revanche, les restrictions à l’entrée des agrumes et des pommes de terre ont été annulées, sachant que ces produits représentent 40% de la valeur des exportations agricoles égyptiennes totales. C’est également la même chose pour la grande majorité des fruits et légumes. Parallèlement, l’Égypte laissera entrer les produits agricoles européens à l’exception d’une liste de produits dont le tabac, l’alcool, le porc, le chocolat, le pâte et les pâtisseries. Pour l’entrée en vigueur du nouveau accord il faut attendre l’approbation du Conseil des ministres de l’UE et du Parlement égyptien. L’accord permet une renégociation de ses termes deux ans après l’entrée en vigueur des modifications. |
Les autorités égyptiennes estiment que cette libéralisation ouvre de nouvelles opportunités aux exportateurs égyptiens, et que les ventes vers l’UE pourraient doubler d’ici quelques années. Cependant, les exportateurs égyptiens sont globalement méfiants quant aux résultats théoriquement bénéfiques de cette libéralisation agricole, notamment à cause de la persistance de barrières non tarifaires et des difficultés rencontrées par les producteurs pour s’adapter à l’armature juridique européenne. En particulier, les normes sanitaires et phytosanitaires imposées à l’entrée des produits agricoles et agro-alimentaires sur le marché européen sont très strictes. Ainsi, la pomme de terre égyptienne souffre d’une interdiction d’entrée sur le marché de l’UE depuis août 2009 jusqu’à la saison prochaine à cause de tâches brunes, symptôme de maladie de ce tubercule, mais sans effet a priori sur la santé humaine.
Lire la suite... Source : www.ciheam.org
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