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Forum International de la Qualité : compétitivité, certification, normes... Des concepts durs durs à appliquer en Algérie

dimanche 14 mars 2010

Les 1er et 2 mars, au Mercure d’Alger, s’est tenu le premier Forum international de la qualité.

Deux journées bien pleines ont alterné communications et travaux en ateliers. Les communications données par des personnalités venues d’Espagne, du Canada, de France, d’Italie et, à tout seigneur tout honneur, d’Algérie ont abordé un large éventail de préoccupations liées à la question de la qualité, des normes, de la certification, ainsi que du rôle des dirigeants d’entreprise dans la qualité, sans oublier celui des organismes de formation et autres universités dans ce même créneau indispensable pour affronter la concurrence sur les marchés ouverts.

Parenthèse importante, sur le programme ne figurait aucun représentant du ministère du Commerce, alors qu’en théorie tout au moins, il était le principal concerné par ce forum. Les trois premières interventions ont été données par des institutionnels algériens : “Les pouvoirspublics et la promotion de la qualité”, par le représentant du MIPI, “Le management de la qualité dans le programme PME2”, par le représentant du ministère de la PME/PMI et “L’impact économique de la normalisation” par le DG de l’Ianor.

Après la pause-café vers 11h, ce sera au tour du professeur J. N. Kelada de HEC Montréal de dissertersur la gestion de la qualité, avant de laisser la tribune au professeur Abdelhak Lamiri, afin qu’il esquisse un bref panorama sur l’impact économique de la qualité. La plupart des sujets abordés étaient généraux. Les ateliers offraient la possibilité d’aborder des sujets plus pointus sur des intitulés déterminés au préalable afin d’éviter trop de débordements.

Selon le représentant du MIPI, M. Bendaoud, président du Comité scientifique, au cours d’un séminaire organisé par le MIPI sur le thème “La qualité, facteur de compétitivité de l’entreprise”, il a été confirmé la mise en place d’un programme d’aide de l’État aux entreprises publiques et privées en vue de certification. Car il faut encore prendre plus confiance dans le fait que “la qualité est le chemin obligé pour qui veut atteindre à la compétitivité”. L’État a incité les entreprises, principalement les PME/PMI, à entreprendre une démarche qualité qui forment un préalable à toute ambition d’aller vers plus de qualité.

Dès 2001, le ministère de l’Industrie mettait en place les instruments juridiques et réglementairesAfin de faciliter l’accès à la procédure de certification aux entreprises désireuses de bénéficier de l’aide de l’État. Seul critère exigé : que l’entreprise affiche sa volonté d’aller à la certification. Une convention d’évaluation précisera les conditions auxquelles doivent répondre les entreprises. Désormais, le bureau de certification est algérien, alors qu’auparavant les bureaux étaient étrangers accrédités chez eux. Jusqu’ici, 435 entreprises se sont inscrites, dont 370 ont pu bénéficier d’une certification, ce qui est trop peu, de l’aveu même des pouvoirs publics.

En Algérie, il existe 400 laboratoires qualité peu qualifiés pour la plupart, avec des analyses peu fiables, ce qui exige une mise à niveau en vue de leur accréditation. Car “la finalité consiste à transposer les normes européennes sur place, en Algérie, avant de signer des conventions internationales contraignantes, afin que les produits algériens puissent accéder aux marchés extérieurs”, selon le représentant du ministère de la PME/PMI. M. Mohamed Chaieb Aïssaoui, DG de l’Institut national algérien de normalisation (Ianor), rappelle que le travail, le capital et les ressources naturelles forment un triptyque naturel, capable d’assurer la croissance économique s’il est mis en synergie. Dans cette synergie, la recherche-innovation joue un rôle important sinon déterminant si l’on veut susciter une croissance économique durable.

“ Le coût de la mise en place des normes n’est jamais élevé, comparé aux risques encourus par la santé du consommateur. La normalisation est un outil de veille stratégique. La normalisation entre pour 5 milliards d’euros dans le PIB de la France.” Reste à connaître l’impact négligeable de la normalisation dans lePIB de l’Algérie et ce qu’il serait utile d’entreprendre en vue de changer ce triste état des choses.

Source : www.liberte-algerie.com

Pour plus d’infos sur la certification, voir le document pdf ci-joint

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