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Les exportateurs doivent attendre encore un bon mois avant la concrétisation de ces avancées. Et c’est le ministre des Finances qui les annoncera officiellement. En attendant, le secrétaire général de l’Office des changes, Aissa El Maniani, a donné un avant-goût en dévoilant quatre grands axes. |
La première concerne les crédits à l’export. Les opérateurs du secteur ne seront plus tenus à l’échéance obligatoire de rapatriement de devises, limitée actuellement à 150 jours. Ils auront la possibilité de proposer à leur client des facilités de paiements plus étalées dans le temps. Le délai de rapatriement de devises correspondra, dans ce cas-là, à l’échéance de règlement.
Cette mesure permettra aux clients étrangers de régler leurs fournisseurs marocains par des effets de commerce libellés en devises, que les banques marocaines peuvent escompter en cas de besoin. « Les opérateurs étrangers ayant remporté des marchés au Maroc sont aussi concernés par cette mesure. L’idée étant de fluidifier leurs transactions de matières premières et de service à l’international », explique à L’Economiste El Maniani.
Les deux parties se sont mises d’accord sur trois familles de mécanisme : la couverture devises contre devises en se basant sur la parité euro/dollar, les swaps de taux et les produits financiers structurés.
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Les ingénieurs des banques commerciales, notamment BMCE Bank, Citigroup et Attijariwafa bank, finalisent les produits relevant de ces mesures, indique une source digne de foi. Un travail mené conjointement et sous la supervision de Bank Al-Maghrib. | Néanmoins, un prolongement de la durée de couvertures à terme de devise est « inévitable ». Des opérateurs avaient parlé d’un passage d’un à trois ans. Mais aucune information officielle ne filtre encore.
Se doter d’une trésorerie suffisante en devise était aussi une requête pressante des exportateurs. Aujourd’hui, les monnaies étrangères ne peuvent représenter plus de 20% du cash disponible dans les caisses de ces entreprises. Le reste devait être changé en dirhams, avec tous les frais que cela occasionne. Pour lever les devises nécessaires au règlement des opération courantes, il faut revenir encore au marché des changes et supporter les mêmes frais. Ces allers-retours peuvent être évités en offrant la possibilité de disposer de plus de cash en devises dans les caisses. C’est ce que compte annoncer l’argentier du Royaume le mois prochain. |