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Le médicament élaboré aide l’organisme à produire des anticorps dirigés contre la ghréline, hormone considérée comme principale responsable de l’obésité. Produite au niveau de l’hypothalamus et de l’estomac, la ghréline contrôle l’appétit, la sensibilité aux odeurs, les comportements alimentaires ou encore le niveau de satiété.
L’approche des chercheurs portugais était de rendre l’organisme capable de réduire lui-même son niveau de ghréline. En ce sens, ils ont produit un virus non-infectieux capable de s’attaquer à l’hormone. Ce virus ne se multiplie pas, n’est pas dangereux mais parvient à stimuler les défenses immunitaires de l’organisme.
Après administration du vaccin à des souris obèses, on observe des hauts niveaux sanguins d’anticorps dirigés contre l’hormone et les animaux ont moins mangé que le groupe contrôle ayant reçu une injection saline. Ainsi, un jour après la 1ère injection, les souris obèses ne consommaient que 82% de leur ration alimentaire habituelle et 50% à la fin de l’étude. Les chercheurs ont noté par ailleurs la diminution des niveaux du neuropeptide Y impliqué dans l’augmentation de l’appétit via le système nerveux central.
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Ce vaccin agit directement sur plusieurs voix de signalisation, en prévenant ainsi la sur-absorption d’aliments et en stimulant la dépense calorique. Même si les essais cliniques chez l’Homme ne sont pas encore envisagés, ces premiers résultats incitent à considérer le traitement de l’obésité différemment.
Plus d’infos : www.endo-society.org
Marie Deniel. D’après un communiqué de « The endocrinology Society » Source : www.lrbeva.com
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