N°43⎟août-septembre 2005⎟La libéralisation des échanges dans le monde

  • Création : 20 septembre 2005

Quel échange ? Les opportunités de développement des pays du sud sont aujourd'hui en pleine croissance et ce, en raison de l'amélioration des équipements de production, de stockage, de transformation, de conditionnement et d'emballage; du développement de la distribution ; de l'extension des modes de vie urbains, de la valorisation des activités de restauration et du tourisme ; pour ne citer que ceux-là.

Cependant dans la perspective de la zone euro méditerranéenne de libre-échange prévue par l'accord d'association avec l'Union européenne à l'horizon 2010, tout reste encore à faire et il est essentiel pour tous les pays du Sud de se prémunir contre les effets ‘pervers' de la levée des barrières douanières. En effet au moment où les barrières économiques sautent les unes après les autres - globalisation et économie de marché obligent, il devient primordial et même impératif pour ces pays et plus principalement les trois qui constituent le marché maghrébin, à savoir le Maroc, la Tunisie et l'Algérie, de s'engager concrètement dans l'édification et l'instauration d'une coopération horizontale qui soit à la fois un vecteur de développement collectif mais aussi un atout efficace face aux pays développés. L'initiative de groupements économiques régionaux, dont les économies et les ressources se complètent, la baisse ou la suppression même des taxes imposées aux entreprises, opérant à l'import-export dans la sous -région,.... ; sont autant d'actions concrètes, qui dans un premier temps pourront contribuer au rapprochement, et au renforcement des relations bilatérales entre les pays du Sud, afin d'établir un équilibre économique entre eux et mieux affronter ensemble, la bataille de la compétitivité. Cependant la réussite de telles actions doit d'abord passer par un minimum d'intégration, et de communication, car de la prise de conscience au passage à l'acte, le fossé semble pour le moment infranchissable ! Durant la dernière décennie, l'entreprise marocaine a réalisé d'importantes avancées en matière de compétitivité et de positionnement stratégique sur les marchés internationaux, à travers l'adaptation de son offre à la demande internationale, l'ajustement de ses outils de gestion et de management et la mise à niveau de ses ressources humaines, etc. Toutefois, à l'instar des autres secteurs industriels, le secteur céréalier marocain n'est pas au sommet de ses potentialités, il présente des insuffisances qui limitent ses possibilités de croissance par rapport aux autres secteurs des industries agroalimentaires. La 17éme conférence des minotiers de l'Afrique et du Moyen orient (IAOM) sera peut-être l'occasion de tenter une approche plus régionale : explorer et exploiter les potentialités commerciales, développer le marché intérieur des céréales entre ces pays, sachant qu'au niveau du Maghreb, le Maroc se positionne au 3e rang des producteurs de céréales, derrière la Tunisie et l'Algérie.

ELIAS CHERIF

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