N°109⎟octobre-décembre 2018⎟L'eau et les produits du terroir // Le jeu en vaut la chandelle

  • Création : 14 décembre 2018

Face aux multiples enjeux induits par l’uniformisation de la consommation mondiale, et donc des habitudes de vie, de produits et de goût, la révolution silencieuse opérée par le « terroir », produit au goût typé et non standardisé, a constitué une petite enclave. Celle de la gastronomie qui a défendu sa spécifité sans tomber dans le piège des produits homogènes et identiques d’un continent à un autre.

Doucement mais sûrement, le produit local prend plus de place dans les habitudes de consommation, sa force réside dans son particularisme. D’une résistance à la mondialisation, les produits du terroir s’inscrivent au fil des années, dans une logique de développement  durable des zones rurales et montagneuses, surtout dans le bassin méditerranéen. Huile d’olive, olive de bouche, figue de barbarie, miel, truffes du désert, fromages, figues, harissa,  la liste est loin d’être exhaustive, constituent des ressources qui participent grandement au développement rural et donnent une identité à chaque région et valorise  son savoir-faire. Ce sont autant de ressources qu’il est possible de mobiliser pour assurer un développement durable. Une compétition à l’échelle internationale donne plus de valeur au  « terroir » et,  conduit  à la labellisation de ces produits. 

S’il est certain que les produits du terroir arrivent à initier une économie locale, il est tout aussi vrai que ces produits, souvent issus  de régions enclavées, ne sont  pas toujours mis en valeur comme il se doit en l’absence de moyens de valorisation ainsi que des réseaux de  commercialisation, en raison de l’enclavement qui est la première contrainte évoquée, viennent ensuite les contraintes ayant rapport avec les ressources agricoles, comme l’eau qui fait partie des ressources au même titre que la nature du sol et du climat. Or, cette ressource n’est pas toujours disponible en quantité suffisante pour une agriculture florissante. Le potentiel de développement de ces produits est grand, il devrait se faire, non comme un marché de niche opportuniste mais, comme un véritable outil de développement. Il serait intéressant de développer un réseau de micro-entreprises ainsi que des réseaux de financements et de microcrédits ou même des bailleurs de fonds externes. Le jeu en vaut la chandelle.

E. Cherif 

Télécharger le PDF

Articles Populaires

Bilan SIPSA-FILAHA 2019, un challenge...
  • Création : 22 octobre 2019
SPACE 2019 : un bon millésime...
  • Création : 19 septembre 2019
LE SIMA SE REINVENTE !...
  • Création : 12 septembre 2019
GRFI : Pour une agriculture...
  • Création : 17 septembre 2019

Articles Pour vous