Mohamed Laid BENAMOR, PDG du Groupe Benamor

  • Création : 31 mars 2016

Après avoir organisé une journée technique sur la tomate, M. Mohamed Laid Benamor, PDG du groupe Benamor, s'exprime à travers cet entretien et se montre très confiant quant à l'avenir de cette filière. " L'Algérie peut devenir un pôle méditerranéen dans la filière Tomate "

Agroligne : Votre Groupe a organisé le 14 Décembre une journée sur la tomate. De quoi il a été précisément question ?

Benamor : Il s’agit d’une journée technique d’information et d’action qui a regroupé des agriculteurs, des experts nationaux et internationaux, des instituts de recherche et des cadres du ministère de l’agriculture et de diverses institutions du secteur. A noter que cette journée a été précédée par un atelier de réflexion qui a été consacré à un débat autour des sujets techniques et organisationnels qui préoccupent le cycle de production et de la transforma on de la tomate. Les travaux d’atelier ont abouti à l’élaboration d’un document qui retrace la synthèse des recommandations permettant d’asseoir une bonne organisation de la filière. Cette synthèse a été présentée pour enrichissement lors des débats de la journée technique, et retenue comme plate forme à communiquer aux pouvoirs publics.

Quelles sont les principales recommandations retenues ?

Il s’agit avant tout de prendre conscience que si la réussite d’une filière tomates d’industrie se construit avant tout dans les champs, celle d’une campagne dépend d’une adéquation optimale entre les champs et l’usine et nécessite impérativement que les producteurs, individuellement et collectivement, travaillent en étroite collabora on et dans une parfaite synergie avec le transformateur. L’inverse conduit immanquablement à une situation d’échec pour le producteur et pour le transformateur. Il est nécessaire que les producteurs réalisent aujourd’hui que tout converge vers l’usine et par conséquent, il appartient au transformateur d’établir et d’indiquer le programme à réaliser. Les recommandations issues des travaux en atelier se résument principalement dans les points de préoccupa on et d’actions d’amélioration pour atteindre un étalement temporel rationnellement et économiquement significatif de la campagne, et le déroulement optimal et adéquat de l’itinéraire technique. A ce titre, nous citerons, entre autres la résolution des problèmes d’insuffisance d’eau, le choix variétal, le financement de la campagne au profit des petits agriculteurs, le développement de pépinières et la généralisation de la mécanisation.

Qu’est-ce qui a motivé le Groupe à organiser cette journée ?

Il faut savoir que cette rencontre technique intervient dans la continuité du programme d’accompagnement et de soutien au profit des agriculteurs de la région que le Groupe Benamor a mis en place depuis 2004. Il y a plus de dix ans, le programme a été lancé suite au constat qui a mis en évidence les contraintes existantes, mais aussi les potentialités et les capacités d’amélioration. Notre démarche visait avant tout, à susciter un rapprochement entre producteurs et transformateurs en vue d’optimiser la chaîne de valeur de cette filière stratégique et d’établir des relations véritablement professionnelles entres les acteurs de la filière. Grâce au programme d’accompagnement des agriculteurs, à la modernisation des techniques culturales et à l’adhésion des agriculteurs à cette démarche de progrès, les rendements de production sont passés de 15 à 70T/ha et nous pouvons faire plus. Cette journée technique d'actions et d'information a pour objectif de poursuivre et de renforcer les efforts engagés en ce sens par notre Groupe et de contribuer, avec le soutien des pouvoirs publics, à la redynamisation de la filière tomate grâce à une meilleure exploitation du potentiel national.

Etes vous confiant quant à l’avenir de la filière tomate en Algérie ?

Je suis évidement confiant car la plate forme existe, les potentialités ne font pas défaut et la mobilisation des hommes est plus que jamais enthousiaste. Il suffit juste que nous nous mettons en ordre de bataille pour relever le challenge, ensemble et dans la cohésion. Je reste fortement persuadé, que grâce à l'association de toutes les synergies et à l'emploi de toutes les compétences, notre pays parviendra à substituer ses importations de matières premières agricoles par le produit national, voire, à se positionner comme acteur incontournable de la filière tomate au niveau du Bassin Méditerranéen. 

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