Lait : droit dans le mur et de plus en plus vite !

  • Création : 5 octobre 2015

La Coordination Rurale se félicite que de plus en plus d'acteurs partagent son analyse sur les raisons de la crise de la filière laitière mais elle déplore les conclusions et solutions avancées par le ministre suite à la table ronde organisée le jeudi 1er octobre 2015.

 

Un partage élargi des constats

La volatilité des marchés et la faible valorisation du lait sont principalement dues à une surproduction engendrée par une absence de régulation. Après le ministre, la CR voit désormais les industriels privés se ranger à cet avis. « C'est un grand pas en avant pour parvenir durablement à résoudre la crise, même si nous attendions également ce soutien de la part des coopératives, dont l’autosatisfaction en matière de transparence des prix et de rétrocession aux coopérateurs suscite bien des interrogations », indique Véronique Le Floc’h, présidente de l’Organisation des producteurs de lait de la CR.

Un bilan réaliste du médiateur des relations commerciales agricoles

Le médiateur des relations commerciales a dressé un état des lieux réaliste de la situation en matière de prix, bien loin des 340 euros pour 1 000 litres soi-disant obtenus le 24 juillet après la première table ronde. Pour la CR, rien d'étonnant à cela : soit on légifère sur les prix - ce qui n'a pas été le cas -, soit on compte sur la bonne volonté des différents acteurs, qui évoluent dans un contexte économique concurrentiel qu'ils ne peuvent pas ignorer.

Des solutions existent pourtant

Il est évident que les industriels doivent tenir compte du marché, et telle est la raison pour laquelle nous devons agir sur les quantités apportées au marché. Plutôt que de se cantonner à des mesures nationales inutiles, la CR soutient que la France doit convaincre les autres grandes nations européennes que l'UE a tout à gagner à réguler les volumes de productions et les marchés.

Le Programme de Responsabilisation des Marchés est concret et doit faire l'objet d'un véritable débat dans les instances européennes (Parlement, Conseil, Commission).

La France ne peut plus se contenter de se cacher derrière un manque de soutien des autres Etats membres tandis que ses producteurs désespèrent et se ruinent.

A nos dirigeants de prendre leurs responsabilités et défendre, enfin, l'agriculture et les agriculteurs.

Plus d'info: www.coordinationrurale.fr

 

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