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Alors que dans de nombreux pays connaissent des avancées considérables dans l’exploitation des huiles essentielles (HE) et plantes aromatiques et que les échanges dans cette filière sont de plus en plus importants avec l’engouement de plus en plus important pour ces produits notamment ceux certifiés bio, en Algérie, beaucoup reste à faire pour développer ce créneau a commencé par l’identification de ces richesses. Les données autour de cette filière ne sont pas disponibles.

Ce n’est que récemment que la direction générale des forêts (DGF) a entamé une étude pour évaluer les ressources nationales en plantes aromatique et médicinales, en partenariat avec des centres de recherche. C’est dire le retard accusé dans ce cadre, un retard qui a fait perdre à l’Algérie sa place sur le marché mondial. Différentes études le montrent : l’Algérie est absente sur le marché international des HE et plants aromatiques. Même au niveau local, ces richesses ne sont pas exploitées n’étant pas connues. Preuve en est selon la direction générale des forêts, sur les 3000 variétés de plantes aromatiques seulement 600 sont utilisées. L’Algérie est donc loin d’une exploitation optimale de ses ressources biologiques. Une exploitation qui aurait pourtant pu améliorer les revenus des populations rurales via la transformation de ces ressources en huiles essentielles notamment ou en aromates. Les expériences restent timides dans ce domaine. Certains ont tenté l’aventure dans l’exploitation des figuiers de barbarie et dans la cueillette du Safran en contribuant même à créer de l’emploi au niveau local. Des projets réalisés dans le sud et les régions steppiques ont par ailleurs donnée des résultats encourageants. Cependant les freins restent multiples en l’absence d’une stratégie clairement étudiée et élaborée pour mettre sur rails cette filière. Ce qui laisse place à des pratiques douteuses à travers notamment l’introduction sur le marché d’huiles importées de manière anarchique. Le temps est donc à la professionnalisation de la filière et à la levée de toutes les contraintes. Il est également à l’intensification des échanges avec le monde de la recherche pour allier exploitation des ressources et développement durable. C’est tout le défi à relever pas uniquement en Algérie mais à l’échelle mondiale. Faudrait-il tirer profit des expériences des uns et des autres.  

e. Cherif

 

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