Systèmes agricoles. Adopter des semences adaptées aux nouvelles conditions climatiques
- Création : 8 juillet 2026
Dans un rapport publié le 22 avril dernier par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM), un appel est lancé pour l’adoption de semences et de races adaptées aux conditions climatiques nouvelles.
Il s’agit aussi de mettre des systèmes d’alerte à la disposition des fermiers, les chaleurs extrêmes comptant parmi les phénomènes météos les plus prévisibles. Le rapport souligne en effet la nécessité d'innover et de mettre en œuvre des mesures d'adaptation, telles que la sélection variétale et le choix de cultures adaptés aux nouvelles réalités climatiques, l'ajustement des périodes de semis et la modification des pratiques de gestion afin de protéger les cultures et les activités agricoles des effets des fortes chaleurs.
Le rapport intitulé : « Chaleur extrême et agriculture » examine comment les vagues de chaleur extrême se répercutent sur les systèmes agricoles et comment elles interagissent avec d'autres variables climatiques, telles que les précipitations, le rayonnement solaire, l'humidité, le vent et la sécheresse, pour déclencher des effets cumulatifs dévastateurs sur les individus et les écosystèmes.
« Ce travail met en lumière le rôle majeur des vagues de chaleur extrême comme facteur aggravant des risques, exerçant une pression croissante sur les cultures, l'élevage, la pêche et les forêts, ainsi que sur les communautés et les économies qui en dépendent », a déclaré QU Dongyu, Directeur général de la FAO.
« Les vagues de chaleur extrême définissent de plus en plus les conditions de fonctionnement des systèmes agroalimentaires », a affirmé de son côté Celeste Saulo, Secrétaire générale de l'OMM. Plus qu'un simple aléa climatique isolé, elles agissent « comme un facteur de risque aggravant qui exacerbe les faiblesses existantes des systèmes agricoles ».
Une précédente étude publiée fin 2025 préconise par ailleurs la préservation et l’utilisation de manière durable les ressources phylogénétiques
Le Troisième Rapport sur l’état de ces ressources souligne que de nombreuses variétés d’agriculteurs et variétés locales, qui sont principalement cultivées par des petits exploitants, des peuples autochtones et des communautés locales au moyen de systèmes agricoles traditionnels, risquent de disparaître. « Bien que le nombre de sites de conservation et d’activités en faveur de la gestion à la ferme ait augmenté depuis 2009 au niveau mondial, de nombreux pays mettent en avant le fait qu’il reste des lacunes et des besoins importants à combler », indique le document. Et de relever la fréquence, la gravité et l’imprévisibilité des phénomènes météorologiques extrêmes, les effets des conflits ainsi que l’incidence croissante des organismes nuisibles et des maladies. Des facteurs qui ont fortement fait augmenter la demande d’aide semencière pour relancer la production végétale après les crises.
D’où la nécessité, selon la FAO, de mettre en place des réserves, d’élaborer des plans de gestion intégrée, de produire des données de référence harmonisées et des inventaires sur les ressources.
Source: Rédaction Agroligne



