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La grande variété des zones agro-écologiques est à la fois une richesse et un défi pour le continent africain. En effet, autant le potentiel dont il recèle pour  produire des denrées et produits agricoles variés à même d’être commercialisés sur les marchés intérieurs et extérieurs est grand, autant cette diversité devient un frein quand il faut trouver une  solution pour assurer le développement agricole d’une manière générale. Car, il faudrait trouver des solutions adaptées aux conditions de chaque zone et, aux conditions socio-économiques de chaque pays. Ce qui n’est pas facile et pénalise ces agricultures qui restent, dans leur majorité, axées sur les cultures vivrières pratiquées par des ménages ruraux obligés d’adopter des pratiques agricoles assurant leur survie, et celles de leurs familles face à la pression démographique.

Il faut le dire, ces ménages n’accordent pas beaucoup d’importance à l’accroissement de la productivité des exploitations et d’autre part, elles ne disposent pas de moyens suffisants et de technicité pour introduire dans ces exploitations des intrants agricoles, des engrais, des insecticides ou des pesticides. La pression démographique aidant, trouver plus de terres devient nécessaire et se fait souvent au détriment des ressources forestières. La surexploitation des ressources halieutiques n’est pas sans impact sur la production du poisson. Résultat : d’un secteur qui devrait tirer ces économies vers l’avant, la pêche  ne contribue qu’avec 12% dans le PIB des économies africaines. Aucune commune mesure avec les potentialités qui existent. Dans ce dossier, « Agroligne » va au fonds de l’Afrique pour mettre en évidence les richesses d’un continent qui pourraient, s’ils étaient rationnellement exploitées le propulser au devant de la scène mondiale.

L’Afrique centrale : réussir l’intégration économique

 

 

Afrique Centrale

Cette sous-région de d’Afrique Centrale est parmi les plus riches du continent. De gigantesques ressources en eau potable, un massif forestier qui est considéré comme le deuxième poumon vert de la planète après celui de l’Amazonie, un important potentiel agricole constitué de terres arables et des conditions climatiques favorables au développement de l’agriculture industrielle à grande échelle. Pourtant, tout ce potentiel est très peu exploité ce qui fait que cette partie de l’Afrique est à la traine. Elle recourt aux importations de produits alimentaires pour satisfaire les besoins d’une population qui adopte des habitudes de consommation extraverties. Cependant, le secteur agricole demeure le premier employeur avec 60% de population de la région. Des exemples de pays de cette région prouvent que le potentiel de développement existe.

Pays

PIB

Emplois

Export 

Tchad

23 %

2/3 de la population 

30% élevage

Angola

10 %

68 %

50% IAA

Cameroun

44 %

70 %

1er fournisseur de bananes à l’UE

Tchad : 

L’économie du Tchad est principalement agricole. Elle se base sur la culture du coton,  qui est la première culture commerciale, la gomme arabique, où elle détient le rang de deuxième producteur mondial après le Soudan. Cette production atteint 35 000 tonnes/an.On y cultive également le millet, qui est la première culture vivrière avec une production de 320 701 tonnes en 2001, en plus du riz, du manioc, la canne à sucre, l’igname, et l’arachide.  Le secteur de la pêche y est  très important avec plus de 150 espèces de poissons dénombrées dans les eaux du fleuve Chari et du lac Tchad. Ces étendues permettent de grandes possibilités de pêche.  L’élevage occupe une place de choix dans l’agriculture et concerne les bovins, les ovins, les caprins et les volailles.

Ce qu’il faut retenir :

  • L’agriculture contribue à hauteur de 23% du PIB. 20% proviennent des cultures vivrières et 3% des cultures de rente. Le secteur emploie les 2/3 de la population active dont la moitié est composée de femmes ;
  • L’agriculture fournit la matière première aux industries agroalimentaires du pays ;
  • Le sous-secteur agricole  est peu performant mais, possède d’importantes marges de développement ;
  • Le Tchad est pays d’élevage par excellence.  En 2016, l’on recensait 94 millions de têtes de bétail ;
  • La part de l’élevage dans le PIB est la deuxième après le pétrole et tourne autour de 53% ;
  • L’élevage représente également 30% des exportations.

 

 Intégralité de l’article dans le Magazine Agroligne N°105...

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