De nouvelles techniques de production s’imposent-Adapter l’agriculture aux changements climatiques

  • Création : 21 avril 2022

La saison agricole 2020/ 2021 a été marquée par la baisse de la production dans plusieurs filières agricoles. Si en valeur la production agricole n’a pas baissé augmentant légèrement par rapport à la saison 2019/2020 passant de 25 à 25,6 milliards de dollars, en volume, les principales filières ont enregistré un déclin.

C’est le cas pour les céréales avec moins de 34% en 2021 par rapport à 2020, les légumes (moins de 3,4%), la pomme de terre (une baisse de 6,4%) et l’aviculture avec une chute de 27%. Des chiffres qui illustrent clairement l’impact de la faiblesse des précipitations sur les rendements. D’ailleurs, pour la céréaliculture, il a fallu mettre en place un programme spécial d’irrigation complémentaire sur une superficie de 114052 hectares face au défi en précipitations. Une situation qui se répète cette année après trois mois sans pluie (de décembre à février) et qui vient rappeler la vulnérabilité du pays aux changements climatiques comme c’est le cas dans plusieurs régions du monde. Cependant, ces changements se font d’une manière intense dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord (Mena). Ce qui menace la sécurité alimentaire dans cette zone et va bousculer les marchés mondiaux. Les organismes et institutions internationales affichent d’ailleurs leurs inquiétudes et avertissent quant à l’impact du bouleversement climatique sur cette région. En décembre dernier, le Conseil international des céréales s’est demandé quel était l’avenir des bilans céréaliers mondiaux face au changement climatique, en particulier pour les pays de la région « Mena » ou le déficit en production s’annonce dans la durée. Et ce plus particulièrement pour les céréales.

Face à ces alertes, des réponses techniques devraient être mises en œuvre surtout que la baisse des précipitations et la hausse des températures observées en région Mena sont appelées à s'amplifier.  Pour le cas de l’Algérie, les spécialistes estiment que l’augmentation des rendements dans la filière céréalière passe par l'adoption d'une nouvelle stratégie basée sur de nouvelles technologies, des incitations financières mais surtout la libération des initiatives. Pour Arezki Mekliche, maître de conférences à l'École Nationale Supérieure d'Agronomie (ENSA), il est nécessaire de revoir les techniques appliquées dans les cultures de céréales. De même que le changement de stratégie, notamment sur le plan technique s’impose tout en assurant la disponibilité d'intrants (semences, engrais) de bonne qualité et à temps sur l'ensemble du pays entre les mois d'août et de septembre au même titre que les engrais afin d'optimiser les rendements. L’autre urgence selon les spécialistes est d’augmenter la capacité de stockage de l'eau pour tirer parti des épisodes de pluies intenses. Il s’agit aussi d’améliorer la technologie et d’élaborer des plans d’adaptation basés sur des programmes de recherche. Cela pour souligner l’impératif recours aux nouvelles technologies dans l’examen des solutions et options à adopter pour adapter l’agriculture et l’élevage aux changements climatiques. 

Source: Rédaction Agroligne

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